APPENDIX 2. Quotes (original French version)

1: « J’ai toujours été intéressé par tout ce qui était science. Bon là c’est vraiment très modeste, mais c’est l’idée de se dire qu’on peut participer justement en tant que non scientifique... » (Homme, quarantaine, Ile-de-France, marié, enfants, emploi dans le bâtiment)

2 : « Je suis d’un village d’ici où la nature on s’en fout complètement. Moi j’ai été élevé comme ça. On détruisait, les gens chassaient. On détruisait sans aucune espèce de retenue et les réflexes étaient restés. Même moi je les avais : bon il faut tailler, tondre, éliminer, etc. Même les insectes, enfin tout. » (Homme, cinquantaine, côte Méditerranéenne, marié, employé communal)

3 : « En fait, à partir du moment où j’ai regardé les papillons, j’ai appris, je les ai connus, et c’est vrai que je ne savais pas tout ce qu’il y avait comme diversité. Et ça je trouve que c’est une expérience extraordinaire » (Femme, cinquantaine, Ile-de-France, mariée, enfants, sans profession)

4 : « On s’est aperçu que les papillons, on les voyait sans les voir. (...) Ça faisait partie de l’environnement. Et puis là on commence à observer, on essayait d’observer, on s’est pris au jeu. Alors au début c’était un peu difficile, on a acheté des livres très simples (...) Et c’est devenu un peu un jeu.» (Femme, soixantaine, côte Méditerranéenne, marié, enfants, sans profession)

5 : « Je fais ce que je peux pour les attirer [les papillons]. Ou en tout cas, les garder. Là, cette année, ce qui m'inquiète un peu, c'est que j'ai vu aucune chenille. J'en avais vu au mois de mars, plein de chenilles endormies. Et puis en fin de compte, j'ai pas vu les papillons qui ont éclos. (...) J’ai des petits coins un peu en friche, il y a les orties tout ça où je voudrais retrouver des chenilles. Il n’y a pas une chenille. (...) Donc c'est un peu inquiétant. Et j'ai des radis d'habitude et les piérides comptent là dessus. Là, j'ai des radis qui sont super sains. Donc, bon, j'attends le mois de juillet quoi! Pour être vraiment sûr.» (Femme, trentaine, Ile-de-France, marié, enfants, institutrice)

6 : « Quand on est arrivés ici, on est arrivés il y a plus de vingt ans, il y avait énormément de crapauds. Bon, est ce que c’est l’été 2003 où il a fait extrêmement chaud... Je ne sais pas. Il n’y en a plus quasiment. On a énormément de grenouilles, des rainettes, et puis des grenouilles vertes aussi, mais des crapauds il n’y en a quasiment plus. (...) C’est très étrange. Je ne sais pas pourquoi. » (Femme, soixantaine, côte Méditerranéenne, mariée, emploi associatif)

7 : « Le fait de voir des papillons, pour moi c’est plutôt rassurant dans mon jardin. Je me dis : bon, si ils se portent bien, c’est quand même que ce qu’on fait va dans le bon sens. » (Femme, trentaine, Bretagne, éducatrice)

8 : « Les papillons aussi ça m’a quand même permis de mettre encore un peu plus d’aromatiques parce que bon... on en avait déjà un peu, mais pour pouvoir les observer je me suis dit « tiens on va en rajouter un peu », donc ça a modifié un peu la structure du jardin aussi.» (Homme, quarantaine, Bretagne, marié, enfants, emploi en aménagement du territoire)

9 : « Je compte les papillons. C'est un petit peu un tableau de chasse, donc moins j'emploie de produits insecticides, plus j'ai de la chance d'observer les papillons ». (Femme, trentaine, Ile-de-France, mariée, enfants, institutrice)

10 : « Je suis vraiment amateur, je suis naturaliste, mais amateur. J’ai pas beaucoup le temps donc de prendre des cours et autres...donc je prends mes livres et puis ben j’apprend comme ça sur le terrain. Donc j’ai mes livres d’oiseaux (...) ben maintenant j’ai les livres de papillons évidemment » (Homme, quarantaine, Bretagne, marié, enfants, employé municipal)

11: Moi j’aime bien les prendre [guides naturalistes] avec des photos, parce que c’est vrai que les dessins, déjà enfin on ne voit pas... chacun de nous on a une vision particulière, tiens les couleurs par exemple ça peut varier d’un individu à l’autre (...) mais je l’emporte pas forcément en randonnée (...) Après à la maison, je consulte, (...) après si on retourne sur le site, on peut savoir, on peut reconnaître. (Femme, trentaine, côte Méditerranéenne, emploi dans le bâtiment)

12 : « Le petit dernier qui a cinq ans(...) Il connaît deux, trois quatre noms. Mais il arrive à les reconnaître. Donc, c’est vachement sympa, quoi ! (...) Avant, quand il voyait un papillon, il disait : « Oh ! C’est un papillon ! ». Aujourd’hui, voilà : « ah, un paon du jour, une piéride, un citron... »» (Homme, quarantaine, Ile-de-France, marié, enfants, emploi dans le bâtiment)

13 : « On va voir parce qu’avant on n’avait pas de lotissement...Là, y a quarante maisons, donc on va voir si ça a un impact ou pas... bon ce qui y’a de sûr c’est que effectivement moi maintenant je laisse en friche une petite partie et on voit que tous les papillons viennent dessus. » (Femme, trentaine, Ile-de-France, mariée, enfants, géologue)

14 : « Quand on a le voisin qui traite et qui fait pas comme soi, si on va le voir en lui disant « oh lala, faut pas faire ça », ça marche pas. Faut plutôt l’amener chez soi en lui disant : « ben moi, je fais comme ça, parce que j’ai ça et ça », et en expliquant. Et après bon, soit il adhère, il n’adhère pas, mais au moins... » (Femme, cinquantaine, côte Méditerranéenne, mariée, enfants, chambres d’hôtes)

15 : « C'est bien d'avoir une conscience commune... (...) Mais moi, je trouve que ça manque un peu d'échange, bon des fois on se sent un peu seul quoi. Donc on est quand même à la recherche d'un mouvement qui serait plus large. Et puis aussi pour avoir des informations parce qu'en fait on est seul juge, enfin pour l'instant moi c'est mon cas quoi, on se dit « oui bon ben ça, c'est pas très bien je vais faire autrement » et ce serait bien d'avoir un regard extérieur, à la limite une analyse, parce qu'il y a des choses qu'on voit pas. Du fait qu’on est juge et partie, ça fausse un peu les résultats quoi. » (Femme, quarantaine, côte Méditerranéenne, mariée, enfants, informaticienne)